Présidentielle 2012
L'élection du Président de la République française

Borloo rentre dans le rang

Sarkozy en rêvait, Borloo l’a fait. Jean-Louis Borloo a annoncé ce dimanche qu’il renonçait à être candidat à la présidentielle de 2012.

Pour justifier son retrait, le président du Parti radical et leader de l’Alliance des centres, explique en substance que sa candidature aurait apporté plus de confusion que de solutions dans la situation de « crise économique et sociale d’une extrême gravité » actuelle.

Il constate aussi que l’état de désunion du centre ne lui aurait pas permis d’être présent au second tour de la présidentielle.

Après son départ du gouvernement en Novembre 2010 et sa prise de distance avec l’UMP, Jean-Louis Borloo semblait pourtant décidé à franchir le pas. L’idée de sa candidature irritait au plus haut point l’Elysée, Jean-Louis Borloo étant crédité de 7% à 9% d’intentions de vote au premier tour de la présidentielle. De quoi considérablement affaiblir Nicolas Sarkozy.

Borloo out, reste à Nicolas Sarkozy à composer avec 3 candidats susceptibles de séduire l’électorat de centre-droit: François Bayrou, Hervé Morin et dans une moindre mesure Dominique de Villepin.

Si le ralliement de Dominique de Villepin et des ses casseroles ne devrait être qu’une formalité, les négociations seront plus compliquées avec François Bayrou. Heureusement pour lui, Nicolas Sarkozy pourra compter sur la marionnette Morin, dont la candidature dérange le président du MoDem.

Prenons les paris, un accord sera trouvé: François Bayrou saura se montrer « compréhensif » avec Nicolas Sarkozy en échange de quoi Hervé Morin rentrera gentiment dans sa cuisine Ikea. L’histoire du Centre est un éternel renoncement une éternelle compromission…

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Commentaires

Avec ou sans Borloo, François Bayrou va « se ramasser ».
Il peut comme en 2007 rester sur une position « centriste » refusant tout soutien Sarkozy au second tour. Mais dans ce cas les élus de son parti, qui pensent aux législatives et aux élections locales à venir, le lâcheront.
Plus probablement, il se reniera… négociant un soutien à Sarko au second tour contre quelques ministères et accords électoraux aux législatives. Mais là, beaucoup de ses électeurs ne lui pardonneront pas.