Arnaud Montebourg en dit plus sur la machine à perdre le calendrier des primaires socialistes pour l’élection présidentielle de 2012.
Aujourd’hui, dans l’émission « Questions d’Info LCP/ France Info/ AFP », Arnaud Montebourg a affirmé que les élections primaires visant à désigner le candidat socialiste à la présidentielle de 2012 commenceraient début avril 2011, juste après les élections cantonnales, pour se terminer à la fin de l’été ou au début de l’automne 2011.
6 mois de guerre fratricide
Comme toujours chez les socialistes, ce ne sont pas les « vocations » qui manquent pour devenir Président de la République. Ces primaires pourraient voir s’affronter:
- Martine Aubry, première secrétaire et donc candidate naturelle. Elle tire sa légitimité de la remise en ordre de marche du PS, et de ses succès aux élections européennes et régionales.
- Ségolène Royal, plus décidée que jamais, quitte à se présenter en dehors du PS et à pactiser avec
le diablele diablotinGuignolFrançois Bayrou. A son crédit: son action en Poitou-Charentes, une popularité persistante dans une partie de l’opinion, et un noyau d’intégristes au sein du PS qui rêvent de suspendre DSK et Aubry à un croc de boucher. - Manuel Valls, dont les idées, l’égo surdimensionné, et l’ambition démesurée ne sont pas sans rappeler celui que les français se sont choisis comme chef en 2007.
- François Hollande, brillant et fin tacticien, mais qui souffre d’un déficit d’image dans l’opinion.
- Pierre Moscovici, Vincent Peillon, Gérard Collomb, Arnaud Montebourg positionnés en embuscade au cas où…
Reste le cas de Dominique Strauss-Kahn, superstar des sondages et candidat socialiste préféré de la droite. S’il est vrai que la stratégie de Zorro DSK est justement d’éviter ces primaires, le moins que l’on puisse dire est que le calendrier annoncé par Montebourg n’est pas fait pour l’arranger. Le G20 de Paris devrait en effet l’empêcher de quitter le FMI, et donc de se lancer dans la course, avant mai 2011… soit 2 mois après ses concurrents.
Voilà qui promet quelques coups sous la ceintures, qui laisseront inévitablement des traces au sein du PS. Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen s’en frottent déjà les mains, ce que n’aurait pas manqué de faire François Bayrou s’il n’était décédé. Bref, la machine à perdre socialiste est en place. La guerre des égos peut commencer.

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