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L'élection du Président de la République française
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A la gauche de la gauche

Dans la dynamique du "non" au referendum sur la constitution européenne, la gauche antilibérale tente de s'organiser pour la présidentielle.

Les Collectifs unitaires se sont récemment dotés d'un programme de gouvernement. Mais des incertitudes demeurent quant aux organisations politiques qui accepteront de se rallier à une candidature unitaire de la gauche antilibérale. Du coup, le choix d'un éventuel candidat unique à la présidentielle a été reporté aux 9 et 10 décembre.

Lutte Ouvrière (LO) a clairement décidé de ne pas participer, et a désigné Arlette Laguiller pour la représenter à la présidentielle.

Marie-George Buffet a été désignée hier par le Parti Communiste Français (PCF) pour incarner un "grand rassemblement antilibéral".

La Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) n'a pas tranché. Elle fait du non-soutien à un gouvernement socialiste un préalable à son engagement. A défaut, Olivier Besancenot sera candidat pour la LCR.

José Bové a proposé sa candidature, mais fait de la participation de la LCR un préalable. Le porte-parole de Via Campesina juge nécessaire que la gauche antilibérale désigne un candidat qui soit capable de rassembler l'ensemble des partis et mouvements composant cette mouvance, ce qui exclut, à ses yeux, le choix de Marie-George Buffet ou d'Olivier Besancenot.

Outre José Bové, l'adjointe au maire de Paris apparentée PCF Clémentine Autain, le député PCF Patrick Braouzec et le président de la fondation Copernic Yves Salesse, sont les principaux candidats à la candidature de la gauche antilibérale.

L'ensemble de la gauche antilibérale (en incluant LO) est créditée de 11% d'intentions de votes à la présidentielle.

Commentaires

Aujourd'hui, nous assistons à l'émergence d'une citoyenneté mondiale à travers les multiples mouvements qui se battent contre la mondialisation libérale; mouvements qui se cherchent et vont finissent par se retrouver.

Aujourd'hui pour une association citoyenne comme celle que j'ai l'honneur de présider "Les Citoyens Prennent Leur Place à Meudon" il s'agit bien, par delà notre lutte de résistance local, de participer à la construction des espaces de débat, et d'essayer de peser. Car nous ne voulons pas que cette élection se résume à un affrontement scénarisé et diffusé à grands renforts de marketing entre la candidate des sondages et le ministre-candidat.

Bonjour,
Peut-être quelqu'un pourra-t-il me répondre sur un problème que me pose le positionnement politique de la gauche de la gauche qui se qualifie elle-même d'antilibérale ! Comment, je dis bien comment peut-on se dire antilibéral sans poser la question de la propriété de l'outil de production? Si le combat antilibéral consiste à prendre quelques mesures pour empécher les patrons de dépasser certaines limites dans l'exploitation des populations ok ! Mais comment se dire antilibéral sans être anti-capitaliste ? Et comment être anti-capitaliste sans être pour la propriété collective de l'outil de production et donc instaurer une société communiste ?
J'ai un peu l'impression si des réponses satisfaisantes ne sont pas apportées à ces question que l'espoir de la gauche antilibérale soit de co-gérer le libéralisme... à moins qu'elle ne se berce d'illusions ( ou d'utopies pré-révolutionnaires....c'est toujours une façon de commencer !)

@Ares
Tu as raison de poser cette question ou plutôt ces questions mais je pense que personne ne pourra te répondre y compris les premiers concernés. Je pense qu'ils sont de plus en plus mal à l'aise et qu'ils ne savent plus comment concilier l'inconciliable. Il y a eu une recntrage certain de tout le spectre politique et la gauche de la gauche est tout de même un peu plus à droite qu'il y a certaines années pourtant ils ont voulu garder certains symboles ou certains tics qui participent à leur identité plus qu'à leur idéologie d'aujourd'hui. Le souci c'est que ces reliquats à valeur historique gênent la lisibilité de leur message. A la LCR par exemple on pense sérieusement à changer de nom pour se débarrasser de ce "R" gênant pour ce qu'ils sont réellement aujourd'hui. Le pCF avait aussi pensé changer de nom, de même que le PS ne sera pas pas PS pour longtemeps encore mais peut-être plutôt PSD... Ces batailles autour des noms n'est pas neutre, bien au contraire. Elle traduisent un changement idéologique certain et une certaine volonté de clarification de son identité. Quand le ménage aura été fait on pourra enfin voir ce que ces partis pensent vraiment.

Les questions légitimes posées par les deux précédents interlocuteurs trouvent leur réponse dans le document intitulé "CE QUE NOUS VOULONS", outil programmatique des collectifs unitaires adopté les 14 et 15.10.06 par 600 délégués.
Il s'agir de rompre avec le libéralisme économique et ses effets dévastateurs depuis 25 ans.
Non d'instaurer une société socialiste !!!

www.alternativeagauche2007.org

Bonjour,
J'ai fait l'effort d'aller lire le texte qui m'a été conseillé. Il faudrait plus qu'une simple réponse, il faudrait à mon avis plusieurs pages pour répondre à ce document. C'est dire s'il est relativement travaillé et serieux mais mais.....J'en sors avec une curieuse impression. J'espère que vous ne m'entiendrez pas rigueur, j'ai l'impression d'une compilation de mesures dont la mise en oeuvre pourrait poser plus de problèmes qu'il n'en résoudrait :
1-ce document tient de la profession de foi "communiste" et du recueil de mesures imaginées par un fiscaliste "de gauche" !!!
2-alors que tout ou presque tout tourne autour de la redistribution des profits des entreprises rien, ne semble avoir été imaginé sur la véritable nature du profit des entreprises, d'ailleurs j'ai vainement cherché le mot profit défini en tant que concept...rien. Tant et si bien que je me suis demandé si dans l'esprit des collectifs l'équation "entreprise=profit" n'est pas le concept consubstantiel et donc indissociable !!! Vous imaginez des mesures pour mieux taxer les entreprises et mieux distribuer, vous posez- vous la question de la survie des entreprises? mesurez-vous le poids d'un salaire sur une entreprise?J'ai longtemps cherché dans vos textes une clarification sur les moyens de créer de la richesse et je n'ai rien trouvé sinon des solutions pour imposer une manière de gérer le bénéfice des entreprises. J'aurais voulu que vous vous penchiez un peu sur les conditions de survie des entreprises, sur les contraintes qu'elles connaissent...mais il est vrai que cela regarde l'autre camp, celui des possédants, ceux qui détiennent la richesse !!! Si vous saviez dans quelles conditions certains se retrouvent pour faire tenir leurs petites boites? Bref...il y en aurait trop à dire et il n'est pas question de remettre en cause trop facilement votre croyance politique. Il est permis à tous d'imaginer et de faire rêver...mais au moins sur le plan purement intellectuel, il faut être rigoureux, il me semble difficile de laisser dire que l'on est antilibéral lorsque les propositions ne cassent pas le système libéral ( votre concept de "appropriation social de l'outil de production" est d'ailleurs assez curieux !!!!)
Il me semble que vous êtes des "anti-ultralibéraux" que des "antilibéraux"
Ne pensez-vous pas qu'il faudra un jour aller au fond du problème et résoudre une fois pour toute le problème de la possesion de la richesse?

Bonjour à tous,
Je crois que l'on ne s'en sortira jamais, même situation depuis 1968:
- Pas de candidat unique pour une gauche réelle, anti-libérale et généreuse
- Tout les partis veulent une part du gâteau.
- Seul, le pouvoir les interesse.
A la dernière élection présidentielle, s'il 'y avait eu un candidat unique,un 20% des suffrages pour l'ensemble des partits (PCF, LCR, LO et autres écologistes), aurait permis de contrer LEPEN et, éventuellement, éviter de se coltiner CHIRAC pendant 5 ans.
- La situation doit intresser les politiques, ça doit être un bon plan pour s'engraisser.
Alors, on recommence ???
Dommage pour les générations futures, mais leurs parents ne sont pas plus éclairés que leurs ancètres.
Pour ma part, je n'ai pas envie de revoir une gauche caviar (on connait, on a déjà donné), mais avec cette façon de faire, j'ai comme un doute.

Effectivement, si l'on continu sur ce terrain mouvant, il risque d'y avoir au soir du premier tour, des déceptions et des cris. Si la gauche (pas celle caviar) ne se réunie pas sous un seul candidat (sans étiquette de préférence "je préconise Clémentine AUTAIN" qui d'aprés moi à toutes les compétences et sera capable sous son nom de rassembler toutes les forces de gauche), je disais donc en cas de candidatures multiples, je suis désolé de vous dire cela, mais nous risquons d'avoir l'extrême droite élue au premier tour, aux vues des mécontentent de la droite et de la gauche. Alors prenons acte ici de ces prévisions et ne donnons pas le baton pour se faire taper.

Bonjour,
elle semble bien sympathique "CLEMENTINE AUTAIN", jeune, dynamique, on la sent prête à renverser tout sur son passage mais cela ne fait pas tout.Tout candidat serieux doit être adossé à une structure solide sur le plan idéologique et structurelle. Le fait d'avoir un ensemble de collectifs ne donne pas une impression de solidité. Je crois qu'ils n'ont aucune chance. Imaginez un peu qu'au contact du pouvoir il commence à y avoir des problèmes? qui aurait l'autorité nécessaire pour calmer tout le monde et assumer la direction? Lorsqu'on voit déjà ce qui s'est passé chez "ATTAC" on se pose de véritables questions sur la capacité d'un tel attelage pour diriger un pays !!!! non ?

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