Royal conteste le pouvoir de Trichet
Langue de P | vendredi 8 décembre 2006 | Ségolène Royal | #99 | rss
Ségolène Royal s'en est pris, ce jeudi, au président de la Banque centrale européenne (BCE) lors de son déplacement à Porto.
"Ce n'est plus à M. Trichet de décider de l'avenir de nos économies, c'est aux dirigeants démocratiquement élus" a lancé la candidate socialiste à l'élection présidentielle.
Cette déclaration intervient alors que la BCE, présidée par Jean-Claude Trichet, vient de décider de relever son taux directeur pour la sixième fois en un an.
Alors que l'indépendance de la BCE est inscrite dans les traités européens, selon lesquels elle ne doit recevoir d'instructions d'aucun gouvernement dans la conduite de la politique monétaire, Ségolène Royal estime que remettre l'Europe sur les rails "suppose que la Banque centrale européenne soit soumise à des décisions politiques, bien sûr celles de l'eurogroupe", qui rassemble les ministres des Finances de la zone euro, "mais aussi celles du Conseil européen" qui regroupe les chefs d'Etat et de gouvernement.
Ségolène Royal serait donc bien de gauche ?
Construire une Europe politique et sociale plutôt qu'une Europe économique et financière apparaît en effet comme un projet ambitieux susceptible de réconcilier les français avec l'Europe.
Voilà en tous cas une bonne raison pour l'électorat de gauche de préférer Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy. Les occasions de différencier les programmes des deux candidats ne sont pas si fréquentes, celle-ci méritait d'être relevée.
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