Candidats cherchent parrainages désespérément
Jan | dimanche 25 février 2007 | La campagne électorale | #110 | rss
Depuis jeudi, la chasse aux 500 signatures est officiellement ouverte. Les prétendants à l'Elysée ont jusqu'au 16 mars pour reccueillir les parrainages qui feront d'eux des candidats officiels... ou des non-candidats.
Il y a ceux pour qui les 500 signatures ne sont qu'une formalité. Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, François Bayrou et Marie-George Buffet peuvent en effet compter sur le soutien de leurs élus locaux.
Il y a ceux qui affirment avoir déjà réuni les 500 promesses: Arlette Laguiller, Gérard Schivardi et Rachid Nekkaz.
Et puis il y a les autres, pour qui ce n'est pas gagné, du fait des consignes et des pressions exercées par les principaux partis politiques de droite comme de gauche sur leurs élus.
Il faut dire que les 43.000 parrains potentiels jouent gros. En cas de désobéissance, s'ils accordent leur parrainage à un des "petits candidats", les maires, parlementaires, conseillers régionaux, conseillers généraux, élus des assemblées des territoires d'outre-mer risquent tout simplement de perdre le soutien de leur partis, et donc leurs mandats, lors des prochaines échéances électorales.
Reste le cas de Jean-Marie Le Pen, qui affirme, comme en 2002, peiner à reccueillir les 500 signatures. Info ou intox?
Outre les pressions des partis politiques, un autre élément explique la reticence de certains élus à parrainer un petit candidat: le 10 avril, un échantillon de 500 noms, tirés au sort parmi l'ensemble des parrains de chaque candidat, sera rendu public.
Autant dire qu'en soutenant un candidat qui atteindra tout juste la barre des 500 signatures, les parrains sont quasiment sûrs que leur soutien sera connu de leurs administrés.
Et évidemment, quels que soient leurs choix, certains de leurs électeurs risquent de ne pas le leur pardonner.
Commentaires
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.