Le choix de Bayrou
Jan | mercredi 25 avril 2007 | A droite | #118 | rss
François Bayrou n'a pas donné de consigne de vote à ses électeurs pour le second tour. Un "non-choix" plus marqué à droite qu'il n'y parait.
Un non-choix...
Malgré les appels du pied des deux finalistes de la présidentielle, c'est sans surprise que François Bayrou a refusé de choisir entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal pour le second tour. Avait-il vraiment le choix?
Avec un électorat hétérogène formé pêle-mêle d'une droite qui ne s'assume pas, d'une droite qui trouve Sarkozy trop à droite, d'un centre-gauche qui reproche à Ségolène Royal d'être trop à gauche (eh oui, c'est possible), d'un centre-gauche qui n'aime pas Ségolène Royal parce que c'est une femme, d'électeurs "anti-système" qui ne voulaient pas voter Le Pen, et, quand même, de quelques "vrais" centristes, François Bayrou n'avait aucune chance d'être suivi dans une quelconque consigne de vote.
Et pourtant, à l'entendre, il serait beaucoup plus Ségo-compatible que Sarko-compatible.
... qui assure la victoire de Nicolas Sarkozy
Dans ces conditions pourquoi François Bayrou ne soutient-il pas Ségolène Royal? Regardons les faits objectivement: son non-choix équivaut à faire élire Nicolas Sarkozy, l'arithmétique du premier tour est sans appel. En ne choisissant pas Ségolène Royal, François Bayrou choisit, de fait, Nicolas Sarkozy.
François Bayrou poursuivrait-il des buts inavouables? Probable! Voir le centre aider la droite n'est pas une surprise. Il s'agit là d'une constante dans l'Histoire politique française de ces 50 dernières années. Seuls ceux qui ont cru François Bayrou quand il leur disait que le centre avait changé auront le sentiment d'avoir été trahis.
Aujourd'hui comme hier et sans aucun doute demain, L'UDF, même rebaptisée Parti Démocrate, est bien l'allié objectif de l'UMP.
Commentaires
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.