Macron en tête des sondages : une possible réélection ?

Le premier tour des élections en France a eu lieu le 23 avril 2017, et le dimanche 7 mai, le second tour a vu Emmanuel Macron remporter un mandat de cinq ans à la présidence de la république.

Depuis le début de son mandat, la principale préoccupation des Français était le chômage, cependant, le président Macron s’est principalement concentré sur les mesures économiques et en matière fiscale, ce qui a entraîné de fortes protestations sociales entre 2018 et 2019.  En octobre 2018, un mouvement social appelé les Gilets jaunes a commencé à protester contre la hausse des prix du carburant, l’injustice fiscale et la perte de pouvoir d’achat. 

En avril 2022 environ, les Français auront à nouveau l’occasion d’élire leur président, et selon certains sondages, la popularité de Macron a fluctué ces derniers mois. En novembre 2021, selon un sondage Ifop-Fiducial, l’actuel président aurait 25 % de soutien, ce qui le laisserait en tête dans un hypothétique premier tour. Toutefois, le même sondage a également révélé que l’ultra-droite Eric Zemmour n’était qu’à cinq points derrière le titulaire.

Possible changement de président

Nous sommes en 2022 et, à ce jour, Emmanuel Macron n’a pas encore officialisé auprès des autorités compétentes sa volonté de continuer à l’Elysée. Cependant, Emmanuel Macron a déclaré à plusieurs reprises à la télévision nationale qu’il « veut » se représenter, et des sources confirment que son parti cherche des fonds pour sa campagne. N’oublions pas que lors des dernières élections régionales et municipales, le parti wannonce En Marche a subi une défaite importante.

Dans certains sondages réalisés il y a quelques semaines, les ultra-droitiers Eric Zemmour et Marine Le Pen étaient considérés comme les plus forts prétendants à une éventuelle réélection du président d’En Marche, mais depuis décembre, l’actuel président français fait face à la montée lente mais régulière de la candidate Valérie Pécresse.

Le sondage BVA pour RTL et Orange confirme que Macron est toujours en tête au premier tour avec 25% des intentions de vote, suivi de Le Pen avec 17% des intentions de vote puis de Pécresse avec 16%. Cette dernière a remporté contre toute attente les primaires de la formation qui se sont tenues en décembre 2021 et, bien qu’elle soit en troisième position, beaucoup affirment qu’elle dépassera Le Pen dans les intentions de vote et se présentera comme la plus grande – et la plus difficile – bokep rivale du président actuel Emmanuel Macron au second tour. 

Mélenchon est plus loin dans le classement avec 8 % des voix, suivi par l’écologiste Yannick Jadot (7 %) et enfin l’actuelle maire de Paris, la socialiste Anne Hidalgo (3 %).

Macron vs. Pécresse

Étant donné que la candidate du parti de droite Les Républicains, Valérie Pécresse, est susceptible d’être la plus forte concurrente de la candidature, non encore confirmée, de Macron, jetons un bref coup d’œil à leurs parcours respectifs dans la politique française.

Emmanuel Macron a été engagé comme conseiller de François Hollande en 2010 et en mai 2012, il a été nommé secrétaire général adjoint de la présidence et pendant ces deux années à l’Élysée, il était chargé d’entretenir le lien du président avec les grands patrons. En août 2012, il est nommé ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique dans le gouvernement de Manuel Valls II.

Bien que Macron ait été un militant du Parti Socialiste (PS), il a décidé en avril 2016 de fonder le parti En Marche, arguant de sa volonté de rompre avec les cadres politiques traditionnels et s’opposant au traditionnel dualisme gauche-droite. Avec ce nouveau parti, en novembre 2016, il lance officiellement sa candidature aux élections présidentielles françaises de 2017, qu’il remporte.

En 2002, Valérie Pécresse est élue députée de pornos la deuxième circonscription des Yvelines, puis Secrétaire générale adjointe de l’UMP, chargée des études et du centre d’études politiques. En 2004 est élu Conseillère régionale d’Île-de-France et le 18 mai 2007, après la victoire de Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles, Valérie Pécresse est nommée ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dans le premier gouvernement François Fillona.

En décembre 2021, Valérie Pécresse est nommée ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’État, en remplacement de François Baroin. En décembre 2021, elle surprend tout le monde dans l’échiquier politique français en sortant victorieuse des primaires et en se présentant comme la candidate la plus forte possible face à Macron.

Publié le
Catégorisé comme Actualités

Le gouvernement français renforce les mesures contre la COVID

La nouvelle variante du COVID-19, Omicron, arrive en France et le gouvernement renforce les mesures de prévention. Les Français sont exaspérés et les élections présidentielles approchent alors que la popularité de Macron décroche.

Malgré tous les efforts du gouvernement de Macron pour enrayer la pandémie, comme dans de nombreux autres pays, les résultats n’ont pas été très favorables car le virus s’est propagé très rapidement. La France a fermé l’année 2021 à la cinquième place des pays infectés, avec 13 millions de cas, dont 124 000 ont fini par un décès. Au 13 janvier 2022, le bilan indique qu’il y a eu un total de 305 322 nouveaux cas.

L’hexagone commence déjà à ressentir la contagiosité de la nouvelle variante Omicron et la population s’exaspère. En décembre 2021, le président Emmanuel Macron annonce une nouvelle fois un train de mesures pour protéger la population, après que plus de 100 000 personnes ont été infectées chaque jour entre le 24 et le 25 décembre, un chiffre qui n’avait pas été dépassé depuis le début de la pandémie aux moments les plus critiques.

Aurélien Binder, vice-président du syndicat national des spectacles musicaux, le Prodiss, a avoué à France Info qu’elle en avait assez de réorganiser systématiquement le programme, car l’une des mesures est la limitation de la capacité d’accueil dans les théâtres et en plein air, où seules 2 000 et 5 000 personnes pourront se rassembler, respectivement, tandis que les concerts debout ont été interdits.

Le retour des masques et du télétravail

À partir de novembre 2021, l’utilisation de masques sera à nouveau obligatoire dans les lieux fermés et bondés. Le ministre de la santé, Oliver Veran, a annoncé que la dose de rappel était désormais disponible et a exhorté les personnes de plus de 18 ans qui ont quatre mois ou plus depuis leur dernière injection, ou infection, à se faire vacciner à nouveau. Pour étayer son argument, Veran affirme que « les personnes vaccinées sont hospitalisées dix fois moins souvent dans les unités de soins intensifs (USI) que les personnes non vaccinées ».

Pour sa part, le Premier ministre français Jean Castex a appelé les entreprises à poursuivre le télétravail pour un maximum de salariés au moins quatre jours par semaine. De même, lors d’événements culturels et sportifs et dans les transports publics, il est interdit de consommer de la nourriture et des boissons.

Et les non-vaccinés ?

De leur côté, les non-vaccinés de France, qui représentent 10%, auront certaines restrictions pour continuer leur vie sociale dans le pays, le président ayant durci les mesures à leur encontre. En effet, il y a quelques jours, le président de l’hexagone a donné une interview au journal Le Parisien où il a admis vouloir « emmerder » les non-vaccinés, des déclarations qui ont fait grand bruit parmi ses opposants et la population antivaccins.

Bien que Macron lui-même ait exclu la vaccination obligatoire, le gouvernement a décidé de mettre en œuvre des règles plus strictes concernant l’accès aux lieux de loisirs pour les personnes non-vax. 

L’année dernière, ils ont mis en place l’utilisation d’un « passe sanitaire » qui consiste en un certificat numérique ou en papier indiquant le schéma vaccinal complet qu’une personne a reçu ou un test RT-PCR ou antigénique négatif effectué moins de 72 heures avant, ou à défaut un certificat médical attestant d’une contre-indication médicale à la vaccination. 

Toutefois, afin de motiver les Français à se faire vacciner, le gouvernement a adopté un projet de loi visant à transformer le passe sanitaire en certificat de vaccination, qui facilitera l’accès aux activités de loisirs, aux restaurants et aux pubs, aux foires, aux séminaires, aux salons et aux transports interrégionaux.

À partir du 15 janvier, un test négatif des trois derniers jours ne sera plus valable, mais les personnes qui refusent de se faire vacciner devront présenter un test négatif des dernières 24 heures pour pouvoir entrer dans les endroits de loisirs. Initialement, deux doses de vaccin COVID-19 étaient suffisantes pour obtenir un passe sanitaire, mais désormais les personnes vaccinées devront recevoir la troisième dose quatre mois après la dernière dose.

Une autre recommandation des experts est d’injecter la troisième dose aux adolescents âgés de 12 à 17 ans ayant des problèmes de santé qui les rendent plus vulnérables au virus.

Si vous voulez savoir à partir de quelle date faire votre dose de rappel et connaître la date de fin de validité de votre passe sanitaire, cliquez ici monrappelvaccincovid.ameli.fr.

La candidature de Macron dépend d’Omicron

Après ce nouveau train de mesures mis en place depuis décembre, la popularité d’Emmanuel Macron a chuté d’au moins 4 points dans le baromètre mensuel d’Elabe pour « Les Echos » et Radio classique, c’est-à-dire que la popularité tombe à 32%, soit le même niveau qu’en décembre 2020.

 

Selon certains sondages, la population est fatiguée des mesures prises à l’encontre de COVID et craint un nouvel confinement et isolement préventif. Cependant, les porte-parole du président annoncent que les nouvelles mesures visent la prévention sans trop affecter les libertés individuelles, le commerce, l’économie et la vie quotidienne des Français.

Dans ce contexte, l’éventuelle candidature de Macron à sa réélection reste quelque peu floue, puisque Macron lui-même admet qu’elle dépend des conditions de santé et des résultats obtenus dans les prochaines semaines. Cependant, il ne cache pas son désir de rester à l’Elysée « Il n’y a pas de faux suspense. J’ai envie… je ne veux rien m’interdire » a déclaré l’actuel président de la nation gauloise. 

Publié le
Catégorisé comme Actualités

Macron vs. Les non-vaccinés

Il y a presque deux ans, le virus Sars-Cov-2, plus connu sous le nom de Coronavirus, est apparu dans la population mondiale, et depuis lors, le nombre de personnes touchées n’a cessé d’augmenter. Au milieu de l’année 2021, les laboratoires ont créé un vaccin, mais tout le monde n’a pas envie de l’introduire dans son corps et Emmanuel Macron critique cette partie de la population.

A quelques mois des élections présidentielles françaises, les chiffres de COVID semblent repartir à la hausse dans le pays, même si les vaccins ont atteint 75% des Français. Cependant, le président français reste fermement convaincu de l’efficacité du vaccin et continue d’inciter la population à se faire vacciner.

Dans une interview accordée au journal français Le Parisien, le président français a répondu de manière très frontale à certaines questions concernant le COVID-19. Certaines de ces réponses ont provoqué des remous et une réaction immédiate de l’opposition, notamment des non-vaccinés, car le président ne cesse de les attaquer.

La première chose que l’actuel président de l’hexagone a clarifié est qu’il n’est pas prévu d’introduire de nouvelles mesures dans les prochains jours, car il entend attendre les résultats des dernières mesures prises fin décembre 2021. Cependant, le président ne semble pas vouloir attendre les conséquences de ceux qui ne veulent pas se faire vacciner, car bien qu’il considère la vaccination obligatoire comme inapplicable et impossible, il est toujours irrité par l’obstination de ceux qui ne veulent pas se faire vacciner. Le chef de l’État a également déclaré qu’il ne voulait pas « emmerder » les Français, car même lui critique lorsque l’administration les bloque de faire leurs démarches. Mais ce n’est pas la même histoire avec les Français anti-vaccins : « Eh bien, là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder ! » a-t-il dit fermement.

Pour compléter son idée, le président a ajouté qu’il n’a pas l’intention de mettre ces citoyens en prison, ni de les vacciner de force, mais qu’à partir du 15 janvier, ces français qui ne sont pas vaccinés ne pourront pas fréquenter les bars, les cinémas, les restaurants, les cafés, les théâtres, etc. 

La presse d’opposition et les militants antivax réagissent

Comme prévu, les opposants au gouvernement de Macron et les citoyens non-vaccinés n’ont pas attendu pour réagir et exprimer leur opinion sur les propos de Macron. Les parlementaires ont été indignés par la « familiarité » du chef d’Etat et soulignent en outre qu’il veut diviser les nationaux.

Le principal représentant des socialistes, le député Jean-Luc Mélenchon, a déclaré sur son compte Twitter que cette déclaration était regrettable et qu’Emmanuel Macron ne cherchait qu’à punir le peuple.

De son côté, le candidat à la présidence du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, a également fait une déclaration sur son compte du même réseau social, qualifiant les propos du président du pays d’indignes et irresponsables.

Marine Le Pen, candidate du RN, a estimé qu’un président ne devait pas s’exprimer comme cela et n’a pas manqué l’occasion de souligner qu’il était « indigne » de ses fonctions, tandis que la troisième dans les sondages, Valérie Pécresse, en a profité pour dire qu’elle est la seule « à pouvoir mettre fin à un président qui visiblement ne soutient plus les Français qui ne pensent pas comme lui », parce qu’elle pense aussi que ce n’est pas au Président de la République de séparer les bons Français des mauvais, encore moins de les insulter, mais plutôt de les unir.

Mais les politiques n’ont pas été les seuls à réagir, les commentaires des citoyens français sur les réseaux sociaux ne se sont pas fait attendre.

De sa part, Didier Lalande, un retraité corrézien de 63 ans, explique à une correspondante de l’AFP qu’il a déposé une plainte contre le président de la République pour « diffamation et menaces publiques par personne ayant autorité ».  

«On se sent considérés comme des pestiférés» dit Étienne, 31 ans, qui se sent mis sous pression par son patron qui lui demande sans cesse de se faire vacciner alors qu’il ne le souhaite pas.

Les chiffres le confirment

Malgré le grand nombre de citoyens qui ont réagi négativement aux propos d’Emmanuel Macron, qu’il s’agisse de politiciens ou de simples citoyens, rappelons que le nombre de personnes vaccinées est d’environ 75%. Par conséquent, une grande majorité soutient les vaccins et, en ce sens, soutient le président.Un utilisateur du réseau social Twitter, David-Julien Rahmil, affirme que les propos du président ont été sortis de leur contexte pour la commodité de certains journaux et réseaux sociaux, car il existe d’autres données qui doivent être prises en compte et que les médias ne mettent pas en lumière. Dans l’image que l’utilisateur a retweetée, un utilisateur de Reddit affirme que 85 % des personnes non vaccinées doivent être réanimées, alors que même les personnes atteintes d’un cancer qui ont reçu le vaccin s’en sortent beaucoup mieux.

Publié le
Catégorisé comme Actualités